Essai : Yema Speedgraf, un chronographe néo-rétro

Yema revient sur le devant de la scène avec la Speedgraf. Inspirée du modèle dévoilé par la marque au début des années 1960, la Speedgraf nous replonge dans les grandes heures du sport automobile avec son cadran “panda inversé”.

Crédit photo : Yema

Les codes esthétiques des années 1960

Il est vrai que  les années 1960 ont donné naissance à de nombreuses “icônes” à la fois dans l’univers horloger et automobile. On y retrouve des lignes tendues mais fluides, avec de belles courbes et un sens inné des proportions. En bref, un design intemporel qui nous apparaît encore aujourd’hui aussi beau qu’au premier jour. Ce n’est donc pas un hasard si l’esthétique “néo-rétro’ revient sur les devants du marché horloger depuis quelques années.

Crédit photo : Yema

La Yema Speedgraf s’inscrit pleinement dans cette tendance, en conjuguant les codes esthétiques des chronographes vintage avec toute la fiabilité d’une montre moderne. Particulièrement confortable grâce à ses cornes incurvées, la Speedgraf dégage une belle présence au poignet avec ses dimensions contenues (39mm de diamètre pour 47mm de cornes à cornes). L’épaisseur de la montre est de 15.5mm, ce qui lui donne un côté assez agréable à l’œil mais pourra aussi décourager certains amateurs de montres plus fines. Le fonds de boîte plein est frappé du blason de historique de Yema avec une presse hydraulique.

Crédit photo : Yema

Au coeur de la montre : le calibre NE86

Au coeur de la Speedgraf se trouve le calibre NE86 de chez Seiko, qui fonctionne à une fréquence de 4 hertz et dispose d’une réserve de marche de 45 heures. Il est légitime de se demander pourquoi Yema a choisi d’avoir recours à un mouvement Seiko. Si cela peut paraître incongru au premier abord, il s’agit d’un choix mûrement réfléchi. Premièrement, il est existe bel et bien un lien historique entre ces deux marques, car le groupe Hattori-Seiko avait acheté Yema en 1988. Ensuite, ce chronographe de conception moderne est particulièrement fiable et dispose d’une roue à colonne. Cela permet donc à Yema d’offrir à ses clients de belles performances mécaniques en maintenant le prix final de la montre sous la barre des 1500 euros.

Crédit photo : Yema

Un cadran particulièrement soigné

Le travail effectué par Yema sur le cadran participe grandement au charme de cette montre. Tout comme sa sœur aînée, la Speedgraf est ici livrée en configuration “reverse-panda”, c’est à dire un cadran noir avec des sous-cadrans blancs cerclés. Ces derniers sont légèrement creusés et apportent un léger relief à la surface. On retrouve la petite seconde à trois heures et un compteur 30 minutes à neuf heures. Les indications sont très lisibles, à l’exception du tachymètre et du télémètre sur le chemin de fer.

La Speedgraf possède des index appliqués ainsi que des aiguilles heures et minutes traitées au superluminova C5 (vert). L’extrémité de l’aiguille des secondes du chronographe est peinte en rouge, ce qui apporte une touche de couleur bienvenue tout en renforçant la lisibilité. Le rehaut en acier brossé et le verre en saphir bombé apportent une impression de profondeur à l’ensemble. Pour résumer, le cadran de la Speedgraf est une belle réussite. 

Une montre à l’épreuve du temps

La Speedgraf nouvelle génération est équipée d’une lunette bi-directionnelle en aluminium de type compte à rebours. Ce type de graduation est moins répandu que les lunettes “classiques” que l’on retrouve sur les montres de plongée. Cette dernière se révèle très intuitive à l’usage et aisée à manipuler. Bonne nouvelle, la possède également une couronne vissée permettant de garantir une étanchéité à 100 mètres.

Le réglage de l’heure s’effectue en tirant la couronne directement en deuxième position, la première position étant réservée au réglage de la date qui est absente sur ce modèle.  Côté bracelet, on retrouve un cuir vieilli de type “rally” et une boucle ardillon gravée du “Y” Yema, correspondant parfaitement à l’esprit de la montre.

Pour conclure, la Yema Speedgraf est une montre qui fait preuve d’un bel équilibre général. Avec ses proportions mesurées et son cadran particulièrement travaillé, elle sait se montrer polyvalente sans être trop consensuelle. Proposée sous la barre des 1500 euros, elle saura ravir les amateurs de chronographes sportifs comme les nostalgiques des années 60.

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